Le mot accaparement des terres ou land grabbing en anglais, décrit l’appropriation à grande échelle, en partie illégale, de terres par des sociétés ou des acteurs étatiques[1]. En Afrique, le phénomène de l’accaparement des terres est largement répandu et engendre régulièrement des conflits entre les populations riveraines et les entreprises multinationales.
Pour comprendre cette situation, il faut opérer un retour sur le contexte ayant conduit à l’expansion de ce phénomène en Afrique. L’accaparement des terres est la conséquence de la ruée vers les terres agricoles pour des grandes exploitations de monocultures qui a connu une accélération à la fin des années 2000. Ce mouvement, marqué par des politiques d’émergence qui voyaient ces initiatives comme de grands projets de développement, est devenu la source des souffrances que connaissent les populations riveraines de ces agro-industries. Privées de leur espace vital et soumises à toutes sortes de violences et abus (viols, bastonnades, arrestations arbitraires, violations des espaces sacrés, pollution des eaux, destruction des forêts sources de leur approvisionnement en Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) etc), les populations riveraines se sentent prises au piège et livrées à elles-mêmes.
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